« Quand tu joues sur scène, il faut croire en ton rôle, dans la vie c’est pareil »

Des projets plein la tête, une volonté imparable, voilà ce que ce jeune comédien veut nous  transmettre !

Rencontre avec Servan Cudennec, 22 ans, comédien.

Servan Cudennec

Qui es-tu ?

Je m’appelle Servan Cudennec, j’ai 22 ans, j’habite Paris. Je viens de terminer les cours Florent (une école privée, de formation d’acteurs). La formation peut se faire en trois ans, j’ai préféré en faire deux. Tu sais, pour devenir comédien, il n’y a pas de parcours spécifique, mais seulement de la volonté pour voler de ses propres ailes. Dans ma vie, il y a le cinéma mais aussi le théâtre. En avril dernier, j’ai joué dans une pièce de Musset, Il ne faut jurer de rien, j’ai fait des apparitions pour France 3, dans une série Un village français , j’ai également joué un policier de la PJ dans Profilage pour TF1. Prochainement, j’apparaîtrai au côté de Pascal Légitimus dans un téléfilm.

Comment te décrirais-tu en quelques mots ?

Je suis quelqu’un de pugnace et d’avenant. A part ça, j’aime sortir, rencontrer du monde, je fais aussi pas mal de sport.

Pourquoi avoir choisi la comédie ?

Au départ, je me dirigeais vers des études de ventes, j’ai eu mon BEP et mon bac pro. Je suis passé aussi par une prépa commerce, à Brest. Depuis mes 17 ans, j’ai commencé à faire des photos, j’avais un contrat avec une agence à Montpellier ainsi qu’à Paris. Un jour, j’ai appris par hasard qu’un casting se réalisait sur Paris pour une série télé. J’ai donc tenté le tout pour le tout, j’ai décidé de tout lâcher, je voulais tenter ma chance. En fin de compte, arrivé au casting, ça n’a pas marché.Ensuite, j’ai eu la chance d’être hébergé un certain temps par une amie de ma mère, qui m’a conseillée de suivre des cours, notamment ceux des cours Florent, pour devenir comédien. Je connaissais déjà cette école, j’ai suivi un stage et  j’ai été admis. J’ai toujours voulu faire ça. A l’école on me décrivait comme bon élève mais toujours « à faire le pitre » , à vrai dire, j’aimais amuser la galerie ! (rires) Puis, lors de castings on me disait souvent que je passais bien à l’écran, j’ai donc sauté le pas !  Devenir comédien pour moi, c’est un rêve de petit garçon ou de petite fille, c’est une vraie passion.

Pourquoi avoir attendu ?

Tu connais la formule « passe ton bac d’abord ! », avec les parents ça n’était pas évident. J’ai donc attendu de l’avoir, c’est une certaine assurance. Alors à 20 ans, je suis parti à Paris en me disant que je n’avais rien à perdre, il fallait que je tente ma chance. La comédie, c’est de l’adrénaline pour moi, quand tu es sur scène, tu te mets la pression, c’est énorme…

Tu as déjà il me semble, tourné avec Gérard Depardieu ?

Oui, en effet, pour le film Les turffistes qui sort le 12 décembre 2012, j’ai fait plusieurs apparitions. D’autres apparitions aussi dans plusieurs longs métrages tel que Les seigneurs d’Olivier Dahan, avec Franck Dubosc et José Garcia, dans lequel je figure comme supporter de football.

Non seulement, tu es comédien mais aussi scénariste. Pourquoi as-tu voulu réaliser un court-métrage de fiction ?

Pour trouver différentes perspectives qui peuvent s’ouvrir aujourd’hui pour un jeune résidant dans une banlieue. C’est un film en préparation.

Quelles sont tes perspectives pour l’avenir ?

Dans la vie, il y a des hauts, des bas, mais j’y crois. Je ne veux surtout rien lâcher, je veux continuer ce que j’ai commencé. J’espère que ça se concrétisera aussi. Je ne recherche pas forcément la célébrité, mais seulement pouvoir vivre de ce qui me passionne.Tu sais, je suis parti de rien, je me suis débrouillé avec mes propres moyens. Pour payer mes cours Florent, je travaillais dans un hôtel, la nuit. Je fais mon carnet d’adresse tout seul. Un conseil, pour y arriver, il faut croire en soi ! Quand tu joues sur scène, il faut croire en ton rôle, dans la vie c’est pareil. Rester humble et motivé et surtout ne pas avoir peur de s’en « prendre plein la gueule » quelquefois…Car cela arrive plus souvent que l’on ne le pense ! (rires)

Ceci étant dit, Merci à Servan Cudennec de nous avoir accordé cette interview.

                                                                                                                                                                                   Enora Thomas

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