Tous les héros ne sont pas « Super »

Sortie en salle le 22 février 2012

Ces dernières années, les supers-héros ont la cote. De Captain America en passant par Green Lantern, voici des héros d’un nouveau genre dans le dernier film de Josh Trank : Chronicle.

Trois étudiants se découvrent des supers-pouvoirs après avoir été en contact avec une mystérieuse substance dans une grotte, un soir de beuverie.  Leurs exceptionnelles aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer.

Un mélange du genre « Super-héros » et documentaire.

A l’image de tant d’autres titres, depuis le succès du Projet Blair Witch, Josh Trank, pour son premier long métrage à seulement 26 ans, veut donner l’illusion que son film est uniquement constitué d’images « documentaires », prises par les protagonistes eux-mêmes ; le tout dans l’imagerie du teen movie
(personnages et décors typiques du genre, le lycée, les grandes fêtes, une jolie fille à séduire, un puceau à dépuceler, de l’alcool et de la cruauté…). Plus courante dans le genre horrifique, la caméra embarquée permet ici au réalisateur de nous faire pénétrer au sein de l’intimité des trois jeunes et plus particulièrement dans celle d’Andrew.

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ».

La petite morale de l’Oncle Ben à Peter Parker pourrait être utile à tous les super-héros. Les trois jeunes profitent d’abord de leurs pouvoirs pour s’éclater, séduire et gagner en popularité. Sur le long terme, ces pouvoirs feront ressortir leurs diverses personnalités.

Chronicle met en scène trois stéréotypes adolescents : tout d’abord il y a Andrew (Dane DeHaan) le jeune étudiant renfermé, transparent, cynique, mal dans sa peau et bien évidemment puceau ; Matt (Axel Russell), sportif, intelligent sans oublier beau gosse ; et enfin Steve (Michael B. Jordan), le black sociable et populaire qui se présente pour être le Président des étudiants (la star du lycée).

Andrew - Steve - Matt

Andrew - Steve - Matt

Ils n’avaient rien en commun avant d’acquérir ces super-pouvoirs dans cette énigmatique grotte. On ne connaît pas l’origine de ce phénomène, mais peu importe, les pouvoirs qu’ils se découvrent en font les meilleurs amis du monde. Ils utilisent leurs dons pour s’amuser jusqu’à ce qu’Andrew dérape.

« L’abus de pouvoir est dangereux pour la santé »

On assiste parallèlement, impuissants, à la dégradation mentale d’Andrew, aggravée par les violences physiques et mentales causées par son père tyrannique. Par conséquent, la complicité du groupe forgée par leur secret et par leur complicité va se briser pour laisser place à l’individualisme qui s’oppose à la solidarité et à l’amitié; c’est l’éternel combat du Bien contre le Mal dont la conclusion ne sera pas des plus positives.

Josh Trank  tente d’expliquer comment un enfant devient un « bad boy ». Il aborde le mal-être d’une jeunesse américaine en conflit permanent avec ses parents et dépendante de l’image notamment l’importance du regard des autres et de la popularité. Andrew n’est finalement que l’incarnation de ces jeunes délaissés, effacés et méprisés mais souvent plus intelligents que la moyenne.

Du coté du Bien, le plus responsable et le plus mature est sans conteste Matt, qui sera forcé de disparaître une fois ses pouvoirs révélés au grand jour et deviendra un sauveur anonyme, usant de ses facultés extraordinaires pour aider les gens à travers le monde, à l’instar d’un Superman.

Pourquoi faut-il aller voir « Chronicle » ?

Quand les trois supers amis accumulent les mauvais coups, le spectateur s’amuse avec eux, plongé en plein teen movie. Ce que font ces ados, c’est précisément ce que n’importe qui ferait avec de tels pouvoirs. La porte du rêve s’ouvre sur de nombreuses possibilités : démolir la brute du lycée, défier Dieu en personne (cf. l’une des affiches du film où Andrew fait un doigt d’honneur vers le ciel), refaire le monde en l’ayant sous ses pieds ou bien jouer au football américain au milieu des nuages (l’une des plus belles séquences du film) …

Ceci étant dit, si vous aimez les supers-héros sans collant, ni slip moulant, ce film est pour vous !

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