NBA : Le fabuleux destin de Jeremy Lin

Jeremy Lin face au Lakers de Kobe Bryant

Depuis près d’une semaine, aucun américain n’a pu passer à coté du phénomène Jeremy Lin. Le président Obama lui même s’est dit «très impressionné» par le meneur de jeu des New-York Knicks. En moins de 10 jours, le jeune joueur américain d’origine taïwanaise est passé du statut de remplaçant ne disputant que très peu de matchs, à celui de nouvelle icône pour la ligue de basket américaine. Son coéquipier Landry Fields résume bien la situation : «Il est partout ! Je suis de la côte Ouest et tout le monde me tanne à propos de lui. Il est en train de retourner le pays.»

Une histoire hors du commun

Son histoire débute 23 ans plus tôt à Los Angeles. Né de parents d’origine asiatique, il grandit à Palo Alto. Basketteur correct à la sortie du lycée, il n’obtient pas de bourse sportive pour continuer sa passion dans les meilleures universités. Cependant, il réussit à intégrer l’université d’Harvard, l’une des plus réputées du pays, mais pas pour son équipe de Basketball.

Après 4 années universitaires sous les couleurs des Harvard Crimson, il se présente à la Draft 2010 pour intégrer la NBA, mais il n’est pas sélectionné pour intégrer directement la ligue. Son cursus universitaire brillant, ponctué d’un diplôme d’économie, n’impressionne pas les recruteurs professionnels. C’est seulement quelques mois plus tard que l’équipe NBA des Golden State Warriors lui propose un contrat d’un an dans sa région natale de San Francisco.

Mais Jeremy Lin ne joue que très peu et est renvoyé en Décembre dernier, avant de re-signer un court contrat avec Houston, qui le renverront eux aussi.

L’équipe de New York se décide à le signer pour compléter son équipe afin d’avoir le nombre de joueurs réglementaire pour débuter la saison.

Il ne doit donc que très peu jouer, c’est pourquoi il est envoyé en ligue mineure s’aguerrir quelque peu avant de disputer son premier match sous ses nouvelles couleurs New-Yorkaises.

Mais après une avalanche de blessures à son poste et une série catastrophique de défaites, le coach des Knicks, Mike D’Antoni, décide de lui faire disputer son premier match le 4 février. C’est le début de l’emballement médiatique. Il réussit un très bon match en marquant 25 points, puis persiste lors des deux matchs suivants en marquant toujours plus de 20 points par match. Mais il signe son plus beau match en marquant près de 38 points contre l’une des meilleures équipes du circuit, les Los Angeles Lakers. 4 jours plus tard, il récidive avec un panier à la dernière seconde pour donner la victoire à son équipe face aux Raptors de Toronto. Depuis sa première titularisation, son équipe reste sur 7 victoires consécutives.

Le chouchou de l’Amérique

Il est alors devenu le chouchou de New-York, et de toute l’Amérique. Un tel parcours impressionne jusqu’à la tête de l’Etat Américain : «C’est le genre d’histoire sportive qui va au delà du sport lui-même» affirme J. Carney, le porte parole de Barack Obama.

Une histoire dont raffolent les Américains et qui d’ailleurs ne pouvait se dérouler qu’au pays de l’Oncle Sam.

L’emballement médiatique n’est pas près de s’arrêter. En effet, il vient d’être élu joueur de la semaine par la NBA et il se retrouve en couverture du magazine américain Sport Illustrated, la bible du sport Outre-Atlantique.

Celui qui dormait sur le canapé de son frère il y a encore quelques jours est la nouvelle coqueluche du basket américain.

Mais le jeune prodige garde les pieds sur terre, et continue de jouer son basket, même si il avoue être quelque peu déstabilisé par sa nouvelle popularité : «Tout change si vite, tout le monde veut me parler, parler à ma famille. Nous sommes des gens discrets, pas des personnages publics, donc parfois c’est un peu dur. Je ne savais pas à quel point le nom « Lin » pouvait être dérivé en autant de jeux de mots (Lincredible, lin-pressive, all Lin…).»

Le 4 janvier il tweetait : «Chaque fois que j’essaye d’entrer au Madison Square Garden (la salle de son équipe), les agents de sécurité me demandent si je suis un entraîneur LOL», Aujourd’hui, il doit être reçu sur un tapis rouge…

Une aubaine pour la NBA

La NBA ne pouvait rêver mieux pour continuer son expansion sur les marchés asiatiques. En effet, après une grève patronale ayant retardé le début de la saison, et la retraite du plus illustre basketteur Chinois de l’histoire, Yao Ming, la ligue américaine voit en son nouveau phénomène une figure de proue évidente.

Jeremy Walker, le responsable du bureau de Hong-Kong de l’entreprise de marketing GolinHarris ne s’y trompe pas : «Il n’y a même pas besoin de se poser la question de savoir si les marques vont être intéressées par Jeremy Lin. Vous avez juste à regarder ce que Yao Ming a fait pour les entreprises qu’il représentait en Chine et aux Etats-Unis, et pas seulement pour la NBA. Les plus grandes marques se tournent vers la Chine pour grandir et veulent profiter de « l’effet halo ». Alors que Yao a été le produit d’exportation le plus important pour la Chine aux Etats-Unis, Jeremy Lin est lui le produit américain le plus adapté au marché chinois.»

Les ventes de produits dérivés ont déjà augmenté de près de 3000% la semaine dernière, les prix des billets pour voir les Knicks ne cessent de grimper tout comme les audiences des chaînes qui diffusent leurs matchs.

Une ultime preuve de l’engouement suscité par Lin ? La NBA vient de réaliser un TOP10 de ses meilleures actions, chose rare en cours de saison. On vous laisse le découvrir :

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